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 comme en poésie

revue trimestrielle de poésie

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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 09:02

 
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L’amour fin de Vincennes


                                             pour  O.

 

Une branche de mimosa alanguie de voyage

Plantée sur l’orme  pelé  de miroir du parc

Est venue embaumer  les yeux de paradis

Des canards siffleurs de la sauvage prairie.

Le livre portugais d’une poétesse aveugle

Découpait en morceaux d’écoute  le parcours

D’une femme qui aima un homme plus que tout

Là sur un banc de la Porte Jaune de Vincennes bois.

Une autre fit tuer par son amant le mari innocent

Dont elle ne voulait plus dans les ruelles de son cœur.

L’amour fin celui dont on a faim à ne plus savoir

Ecrire le mot tant il dérive dans la tête

L’amour fin l’enfant des voyages trop courts

Tu me l’as donné avec ton corps de soif intense

tressautant sous mes doigts guerriers de  feu

qu’un barbier de cinéma en vengeance

aurait voulu couper de ces ciseaux multiples.

Le gnou et le corbeau faisaient ménage à trois

Avec le plan des incompréhensions de  vie

Et au loin les vautours attendaient une proie

Qui ne venait jamais dans ce zoo d’autre monde.

L’amour fin  prit à bras les ailes de

l’ange capucin que nous avons  frôlé

le bel amant des amendes d’autoroutes

Qu’un seul petit frisson devait mettre en déroute.

Sur le pas des cascades que les mots relayaient

S’obstinaient des croupes à combler de caresses

Et mes mains s’épuisaient en milliers d’offrandes

Toutes plus intimes les unes que les autres.

Il y  avait dans ce ciel aux vents incertains

Comme un parfum de rêve et de réalité

Qui décoiffait le cœur dans un bruit de sourdine.

L’amour fin descendait de la dune un poème

dans chaque regard où se mouraient les yeux

Des passants étonnés par des éclairs d’os.

Qu’un cygne au port en devenir puisse

ouvrir l’horizon d’une clef à la hanche

procurant aux passants un judo éphémère

qui ne menait nulle part dans le sens des flèches.

Et toutes ces girafes de démarche majestueuse

Qui venaient manger dans nos mains apprenties.

Jean-Pierre Lesieur

 

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 09:12
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Voilà deux poèmes que j'ai extraits d'un recueil que j'appellerai en toute simplicité LE FRIC. Jean-Pierre Lesieur.(j'ajouterai qu'on m'a toujours dit que le fric n'était pas un sujet "poétique".)

OR

 

 

OR la belle conjonction des extrêmes de même doute pour les menottes lascives des menaces

 OR le pont à faire passer aux esseulés de la réussite sociale pour qu’ils meurent de l’autre côté.

 OR noir comme il se doit maquillé d’enduit gras à la périphérie  pépinières des bourses.

 OR nièrent en bloc s’être embourbés dans les tourbières  conduisant les armes au gué des fondrières.

 OR dur à jeter selon le mode d’inemploi dans le cycle obligatoire de la surconsommation forcée.

 OR fin d’une époque finie à finir en toute finitude pour magnifier le fin du fin.

 OR bel amusement - avec une s - des époques de fier baroque où on ne savait pas arrêter d’enrichir.

 OR gane piège à faire frémir la main de ma tante sous les yeux du grand-père.

 OR sait - tout et rien - comme une gare musée sur un rail en fesse de sac, à Paris.

OR vingt deux carats avec le poids exact sans tare à effacer une fois l’alliance mise pour deux éternités.

 OR gasme à manier comme une petite main avec toutes les précautions d’usage et de déception pure.

 OR meau, coquillage de roc, indécollable à n’utiliser que sur papier hygiénique pour vers de longue durée.

 OR tie, à conserver soigneusement pour y jeter le froc de ceux qui veulent cesser de béatifier.

 OR gueil, commensurable dans tous les cas sauf chez ATTILA qui repoussa tout sauf l’herbe.

 OR ni soit qui mal y pense la fière devise d’une salamandre percluse de rhumatismes.

OR bite qui tourne longtemps autour de la vieille terre avant de faire la bonne affaire

OR gelet, galette qu’on tient à l’oeil dans une banque suisse pour les flux de déflation.

 

LES CHEMINS DU FRIC

ou le Michelin doré des sentes  de placement.

 

L’argent va à l’argent comme la vache au taureau quand il paît tranquille dans son pré cachant bien ses glandes et son faux air d’inséminateur artificiel.

L’argent va à l’argent dans la ligne directe des notaires actifs de droits imprescriptibles des descendants de la grande descente en droite ligne au travers.

L’argent va à l’argent dans les mille replis de l’injuste connivence des vagues de nantis qui s’accrochent aux digues en béton armé.

L’argent va à l’argent en avançant les lèvres pour des baisers mortels emplis de boutons plus blancs que les poisons phalloïdes.

L’argent va à l’argent sans calculer le poids de pudeur requise par les tables de vaisselles d’or ou bivouaquent les requins du banquet partageur.

L’argent va à l’argent sans mettre sur ses fesses le slip de la décence ni cacher les perles de conscience qui partent une aune.

L’argent va à l’argent, en fûts, en pots, en barres, en tonneaux, en billets, en bas de laine, en coffres, en cassettes, en titres, en boucles, en colliers, en désespoir de cause, en pavillons, en immeubles, en hôtels, en champs, en prés, en paille, en cheptel, en maisons closes, en voiture, à pied, à cheval de course, en manade, en étalon, en carats, en ballon libre.

L’argent va à l’argent tous les moyens sont bons.

 

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 09:53
 

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DEVENEZ LE RÉDAC CHEF D’UN NUMÈRO DE COMME EN POÉSIE

 

Comme en poésie vous offre la possibilité de réaliser un numéro complet de la revue.(56 pages) A l’instar de Jean Chatard, qui réalisa cet exploit pour le Pilon n°7 et dont on peut avoir une idée en allant sur le site http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.lesieur en tapant sur l’onglet « Pilon, » devenez le réalisateur d’un numéro complet de la revue.

Il suffit pour cela  d’en conserver l’esprit et les rubriques (et ou d’en inventer)  et de m’envoyer le résultat sur le net mais aussi sur papier à j.lesieur@orange.fr ou à l’adresse de la revue 2149 avenue du tour du lac 40150 Hossegor.

La ou les meilleures réalisations seront mises en forme et en musique par Jean-Pierre Lesieur pour les numéros futurs.

Si vous ne connaissez pas la revue vous pouvez vous abonner pour 12 € ou vous offrir un numéro pour 3 €, utile pour votre création future.

C’est une initiative comme en poésie.

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 11:07
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de Fabrice Marzuolo

Une idée, vous me direz si elle est bonne ou pas, réalisable ou non…

Tous les revuistes se réuniraient (sur un forum, ou autre) –évidemment ceux, avec des atomes crochus (pas les doigts)  pour décider de mettre en commun leur matériel : papier, imprimeur, distribution, pourquoi pas un local etc.  Oui, il s'agit bien d'une sorte d'œcuménisme des non chapelles poétiques (excusez la grossièreté de l'expression)… A partir de ce débat, pourrait naitre une revue ( la périodicité serait à définir) et pour tout nouveau numéro, un revuiste, chaque fois différent prendrait les commandes (comme ces instances européennes avec les présidents qui changent régulièrement, mais c'est un mauvais exemple).

Avant, pour ne pas appliquer de formules budgétaires mais poétiques,  il faudrait contacter tous les lecteurs et les poètes afin de connaître jusqu'où ils sont prêts à aller pour la survie du projet ( oui, en abonnements, en soutiens, ou d'autres formes selon les moyens de chacun, pas seulement pécuniaires), appelons cela une promesse de dons (ou la période rage de dons)…cet aspect devrait être traité bien en amont du lancement éventuel de cette revue afin de bien séparer cet aspect de celui de la publication des textes (le choix de ces derniers résulterait d'un comité de lecture choisi par le revuiste aux commandes du numéro en cours)… A définir aussi un réelle complémentarité entre une revue papier et sa diffusion sur le Net, par exemple.

Bon, je ne vais pas plus loin dans cette idée, peut-être est-elle nulle, qu'en pensez-vous, vous qui avez l''expérience (certains plus de trente ans dans le milieu) –je me dis que si ça n'a pas été fait jusqu'ici, un truc doit m'échapper sûrement…

ON peut répondre sur le site dans les commentaires ou sur j.lesieur@orange.fr
il n'est pas possible que l'on ne trouve pas une solution, poètes revuistes prenez la parole au moins internet peut servir à ça.

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 19:58

TU VIS SURVIS ET MEURT PEUT-ÊTRE…

MON FRÈRE DE JOUG DANS LES LETTRES

 

Tu vis dans ce monde et te demande pourquoi

Dieu Allah Bouddha  Vishnou  ou personne

T’ont posé là au milieu de la rue dégueulasse

Entre les tours de chauffe des petites entreprises.

Ce monde de coups fourrés et de strass entourloupe

Te baise sur la bouche quand tu pleures un câlin

Et ta main ne sait pas retirer ce délicat venin

Qui encombre tes lèvres d’une trace un peu louche.

Ils t’ont piqué ta liberté de regarder les feuilles

Et d’humer quand tu veux le parfum d’une rose

Et d’inventer un monde plus pur d’air pas pollué

Par les miasmes amoureux du fric et du pouvoir.

Tu vis dans ce bordel  du chacun pour soi

Tombé là par hasard d’un charter de poètes

Qui les menait au graal du matin libéral

Qu’ils avaient payé d’une chiquenaude

En  croyant écrire pour le bonheur du peuple.

La main de l’inconscient s’est posée sur tes fesses

Où des traces de doigts s’incrustent en cicatrices

Ecce Omo d’un devenir sans avenir

Tu erres dans les clous de la génuflexion.

Des rêves d’immenses espaces frisent dans ton regard

Mais quand tu tends tes yeux l’image en est fugace

S’ils inventent des fusées c’est pour les sans papiers

Qu’on envoie visiter la planète des  retours.

Tu vis dans ce monde à la terre non promise

A peine certain d’avoir un devenir d’atome

A peine incertain de mille correspondances

Fermées à ton périple de métaphysicien du vide.

Les balançoires de l’instant se dérobent en loucedé

Nul ne sait en arrêter les ondulations lascives

Et te voilà au-delà des milles billevesées

Qu’on t’a inculqué de force à flanc des récidives.

Aucune allée tracée ne s’ouvre sous tes souliers

D’un bord à l’autre te voilà privés de rails

Et tu donnes aux ornières de la cacophonie

Une note à rédiger pour inventer la vie.

Tu vis de roulis et de tangage grands froids

Des voyages sans but qu’il te faut inventer

Alors que les billets d’intense traversée

Te sont refusés par les potentats  de ta planète.

Exclu par la marée des tables ostentatoiresundefined

Le va et vient des routes entame ta colère

Et tu tombes pauvre fiche molle du jour

Dans les bras du désespoir qu’une grue mine.

 100-0023-IMG.JPG

Et si tu m’as suivi jusque là pauvre lecteur mon frère

Regarde au fond de toi le puits de ta misère

Et va sur la route ou survit la trace  d’un hémisphère

Pour donner au soleil un morceau de chimère.


Jean-Pierre LESIEUR

 

 

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 09:37
je reçois un nouveau texte de  Fabrice Marzuolo que je joins au débat
Grenelle gredin couché dans le foin



Cher Jean-Pierre,

 

Je tiens à citer deux poètes dans ce débat –ils ne cautionnent pas mon idée du non-Grenelle de la poésie, je ne sais même pas ce qu’ils en pensent mais en tout cas , je détourne leurs propos pour apporter de l’eau à mon moulin… Chaque citation est tirée du Décharge 136 :

Voilà, de Jean-Michel Bongiraud :

"Une société qui assurerait à la poésie sa place, toute sa place, ne pourrait être une société de consommation."

Et de Jean-Louis Jacquier-Roux , quelques éléments subtilisés dans les Ruminations de Claude Vercey:

".../... un mode de diffusion relativement clandestin, une sorte de résistance-réticence au discours officiel "

Oui, je crois que la poésie est une façon de résister et ce qui me dérange dans ce Grenelle, c’est le côté "demande officielle" de résister.

Si je prends mon nombril, je suis venu à la poésie parce que j’en ai ressenti le besoin, parce que je respire mieux à ses côtés ; Si j’avais reçu un catalogue chez moi, des publicités, des musiques douces pour aller passer mes vacances avec elle, sûr que j’aurais tout bazardé !

La survie de la poésie ne dépend pas d’un budget, elle réclame le cœur des hommes, elle vivra tant qu’elle coulera dans leur sang, et surtout, sa santé ne reflète pas sa propre vigueur, si on pense qu’elle meure c’est tout simplement que l’humanité agonise : d’ailleurs, est-ce un hasard si la poésie a repris du poil de la bête quand il s’agissait de lutter contre la bête immonde ? Non, la poésie reprend des forces quand les hommes s’opposent à la barbarie, toute forme de barbarie, et celle de l’argent roi en fait partie.

Mais lorsque les hommes se mettent à tout accepter, se coulent dans le sens du courant, admettent les principes de la botte, prennent les slogans du showbiz  pour des pensées profondes, confondent les animateurs télé et les journalistes (chômeurs ceux-là) , la république  et la bourse, forcément la poésie est en danger…Mais que dire des hommes alors ?  

Donc, voici une proposition  pour sauver la poésie :

Résistons à lui appliquer les formules budgétaires ! Et on s’en sort sans sponsor, les pieds devant !   

amicalement

Fabrice


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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 20:04
de Fabrice Marzuolo cette remarque qu'on peut commenter.
Bonjour,
 
Bravo, Sarko va t'appeler dans sa bande si tu continues sur cette voie! Que des mauvaises propositions, des formules de lessives appliquées à la poésie!
Pourquoi pas aussi :poésie plus  pour gagner plus!
En lisant ce catalogue j'ai l'impression que les poètes sont marginalisés parce qu'on n'a pas voulu d'eux au medef mais qu'ils sont prêts à baisser leur culotte pour y entrer!
Tu cherches quoi exactement? La gloire, la reconnaissance, tu veux passer à la télé?
Pourquoi pas, chacun son truc…Pour ce qui concerne mon avis, je pense que compte tenu de la connerie actuelle, si la poésie se marginalise c'est un signe de bonne santé. Que les cons ne s'intéressent pas à elle, c'est encore un bon point pour elle…Qu'elle soit invendable alors là, c'est la meilleure chose qui puisse lui arriver! Quant à la poésie dans les écoles, alors là avec tous ces couillons à pédophiles qui ont malheureusement échappés à l'avortement salutaire, il n'y aurait pas pire destinée pour elle, laissons  aux jeunes un outil dignes d'eux à savoir l'Internet, ils ont déjà de quoi s'occuper assez longtemps et avec l'informatique on a toujours l'impression d'être dans le sens du progrès, de l'avenir. Bref, que la poésie soit sans avenir justement, c'est le seul horizon encore respirable de nos jours, alors voici ma proposition: ne rien changer!
 
Amicalement

et un deuxième mail après ma réponse
 
Fabrice   


Voilà qui est dit! Si tu ne cherches ni gloire ni fortune, comme moi, je te rassure, nous sommes sur la bonne voie!

A noter au passage que chercher à se faire éditer ne signifie pas vouloir être lu par le plus grand nombre (il me semble que dans le milieu des revuistes et des éditeurs passionnés qui gravitent dans la sphère, le nombre de lecteurs n'augmente pas, en fait, ce sont les mêmes!).

L'important dans ces éditions confidentielles –au sens noble, c'est la reconnaissance de ses pairs…Par exemple, ton avis sur mes écrits, importe pour moi –tu vis en poésie depuis longtemps et tu sais de quoi tu parles. Malgré ces provocations, j'ai beaucoup de respect pour tes actions dans ce domaine, merci à toi.

 

Amicalement

 

Fabrice


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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 15:56

j'ai retiré cet article à la demande de son auteur, mille excuses. Jean pierre.

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 11:24

114-1403-IMG.JPGUn Grenelle de la poésie, pour quoi faire ?

Les poètes sont souvent les cocus de l’histoire littéraire et en ce moment plus encore car il faut bien convenir qu’on les relègue dans les coursives de la société de consommation, or la poésie doit pouvoir se consommer comme n’importe quel art contemporain.

Il faut donc faire appel aux poètes pour qu’ils prennent leurs affaires en main, et donnent une image de leur art qui ne soit pas entachée de petites brûlures et de fausses sorties, de faux fuyant et d’embarras gastriques.

Je parle d’un Grenelle de la poésie parce qu’en ce moment dès que  les hommes politiques se heurtent à une difficulté quelconque ils organisent un Grenelle et si la poésie n’est pas en panne ou en rade d’audition je veux bien y laisser ma barbe de trois jours.

Il faut aussi se méfier de l’abondance qui cache le décor comme l’arbre la forêt. Quand vous avez un pied dans la poésie, et moi j’y ai les deux, vous recevez beaucoup  d’information surtout par internet  et il y en a tous les jours, mais si vous êtes en dehors vous ne recevez rien ou seulement par hasard.

Avant d’aller plus avant je veux dire que la poésie question prix de revient est avec l’écrit en général ce qui revient le moins cher à produire. Du poème au recueil il n’y a pas à investir une grosse somme quand à la diffusion et la reproduction il y a une grande diversité de possibilités. Du crayon et de la feuille de papier au recueil autoédité il y a un grand éventail de solutions.

Pour revenir au Grenelle j’ai souvent vu depuis que je sévis en poésie des tentatives de regroupement de poètes dans le but de faire pression sur les éditeurs et sur les pouvoirs publics qui ont donné de petits résultats qui ne concernaient que quelques uns, ceux qui avaient l’information ou l’oreille de quelqu’un quelque part.

Il y a beaucoup de manifestations de poésie en France souvent initiées par des Maisons de la poésie qui jouent un rôle primordial dans celles-ci.

Il y a le printemps des poètes qui chaque année sort un thème nouveau pour convier les poètes à se manifester et joue un rôle d’information sur le net. (on peut s’offrir des affiches pour le spectacle réalisé dans le cadre de ce printemps et ce thème). Une base de données présente de nombreux poètes francophones.

Il n’est pas possible qu’il n’y ait pas de solutions  par exemple,

: Pour la diffusion que chaque libraire prenne un poète en charge, qu’il choisirait librement, et qui diffuserait ses œuvres, son actualité l’aiderait par des manifestations régulières et une promotion. Ça ne devrait pas beaucoup écorner ses bénéfices.

On pourrait envisager la même chose pour les revues de poésie.

Demander aux éditeurs généralistes de consacrer une partie de leur édition à la poésie qui pourrait ainsi profiter des ventes faites sur les autres genres.

Imposer aux salons du livre  qui fleurissent un peu partout d’avoir un stand spécifiquement réservé à la poésie en invitant des poètes aux mêmes conditions ‘(déplacement,  logement etc.)  que les romanciers, nouvellistes ou people  divers.

Demander aux quotidiens et autres hebdomadaires, mensuels, trimestriels, bimestriels  de consacrer régulièrement une rubrique poésie.

Instituer un véritable obligataire aux chaînes de télévision pour qu’elles  mettent dans leur cahier de charge les conditions de pouvoir réaliser des émissions de poésie, actualité des poètes, lecture de poèmes, et tutti quanti.

Demander aux publicitaires qui n’ont pas de difficultés de fin de mois de faire gracieusement des campagnes d’affichage où on pourrait mettre la poésie sur les murs ou les édifices publicitaires.

Un Grenelle de la poésie pour que la poésie prenne ou reprenne sa place dans la cité, dans la vie quotidienne et auprès de tous les lecteurs et auditeurs potentiels qui pensent qu’elle est réservée à une élite intellectuelle.

Il n’est pas possible, poètes qui me lisez que vous n’ayez pas, vous aussi des idées sur la chose que nous pourrions porter à travers la revue Comme en poésie, faites m’en part je vous promets de les faire fructifier.

Un Grenelle de la poésie pour faire des projets ensemble.

 (on peut répondre par le blog ou à j.lesieur@wanadoo.fr)

 

 

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 10:47
comme-en-po--sie-32.jpg

la revue comme en poésie 32 a été mise à la poste ce matin mercredi 5 décembre. On peut toujours la commander pour 3 euros ou s'abonner pour 12 euros (étrangers 15 €)

SOMMAIRE

Page 2 : (édito) Jean-Pierre LESIEUR

Pages 3/4 : l’automanifeste niais

 Pages 5 : Véra Mund

 Pages 6/7/8/9 : Béatrice Machet

Page 10 : Josette Parent, Yseult Coulon

Page 11 : Éric Dubois

Pages 12/ 13 : Jacques Kindo

Pages 14/15 : Sébastien Ménard

Pages 16/17 : Jacques Allemand

Page 18 : Olivier Drouin

Page 19: Nathalie Chassin

Page 20 : Marie-Laure Vallée

Page 21 : Pierre Mironer

Pages 22/23 : Arnaud Calvi

Page 24 : Jeanpyer Poëls, Gérard Lemaire

Page 25 : Jean-Louis Bernard

Pages 26/27: Jean-Pierre LESIEUR

Page 28 : Fadila Baha

Page 29  : Ghyslaine Leloup

Page 30 : Ingo Césaro, Ralph Grûneberger

Page 31 : Valérie Laurent

Pages 32/33 : Line Szöllözy

Page 34 : Aubazine Saxett

Page 35 : Jean-Luc Bourgeon

Page 36 : Le questionnaire de Prouts

Page 37 : Jean Sousseau

Page 38 : Cécile Vinciguerra

Page 39 : Jean L’anselme

Page 40 : Sabine Bruneteau

Page 41 : poème manuscrit Lionel Mar

Pages 42/43 : cartes légendées

Page 44 : Pot au feu

Page 45 : Claude Luezior

Page 46  :Aphorismes niais  Jean-Claude Vandame

Page 47 : Critiques Vallée/Lesieur

Page 48 : comme en aphorismes niais JPL

Page 49 : Claude Albarède La pasticherie

Pages 50/51 : Comme dans les livres/ bric à broc

Pages 52/53 : critiques Mafaraud/Lesieur:

 Page 54/55  : Comme en revues

 Page 56 : De vous à moi ou de moi z’à vous.

 

EXTRAITS 

 

LA FILLE DE CUISINE/ VÉRA MUND 

 

 

La fille de cuisine est vilaine.
Grasse et rouge, toujours en peine, 
Récurant, dégraissant, rabrouée, 
Cent fois dans une seule journée.


Son corps est un fardeau 
Qu'elle nomme Baudet, 
Dont elle se sent chargée, 
Sur qui l'on crie haro!

 La fille de cuisine, 
en rêve s'énumère ... 
sirène, 
gondole,

sève d'arbre centenaire, 
miel, 
nuage, 
lumière

 

Elle se décline 
fontaine, 
source, 
cascade, 
fin de toute soif

 harpe, 
trompette, 
chant de grâce, 
retentissement de cloches dans un matin de Pâques

 Elle s'engage, sentier 
Elle s'arpente, vaste steppe 
Elle se lance, cerf-volant
Elle s’érige cathédrale

 

Elle dévaste, elle ouragan
Elle guérit, panacée
Elle éclaire, souveraine

 

Elle s’ouvre, fenêtre
Elle donne sur
Elle donneElle

 La fille de cuisine

 

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